PRIEUR curé de Saint-Jean-de-Valériscle, village cévenol, pendant trentequatre ans, l’abbé René Séguier (1705-1767) fut un lettré et un philosophe.

Il a laissé une oeuvre aussi abondante que variée, conservée par les soins de son frère, Jean-François Séguier (1703-1784), érudit nîmois de renom. Une abondante correspondance côtoie un essai éclairé et spirituel sur Les moeurs des Cévennes (1749), mais aussi divers travaux sur « la langue du pays », cette langue d’oc qu’il entreprit de défendre et d’illustrer par une grammaire, un dictionnaire et d’élégantes traductions d’Anacréon et de Théocrite.

L’édition critique d’une partie des manuscrits de l’abbé par François Pugnière et Claire Torreilles donne l’occasion d’aborder toute la complexité des liens unissant culture populaire et culture savante dans la France des Lumières.

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